Champagne Picarde

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communauté de communes de l’Aisne à l’est de Laon, associant 49 communes et 20 900 hab. sur 57 820 ha. le siège est Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt. Sissonne et Villeneuve-sur-Aisne ont plus de 2 000 hab.

Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt (1 760 Saint-Ermois, 2 011 ha dont 370 de bois) est à 22 km ESE de Laon, 8 km SO de Sissonne au pied de la Côte d’Île-de-France. Elle associe cinq habitats: Saint-Erme à l’ouest juste au pied du relief (mairie); Outre au SO (mais au SE de Saint-Erme); Ramecourt au centre, augmenté d’un lotissement à l’est; la Maison Bleue au NE associé à la gare sur la voie de Reims à Laon (avec embranchement vers Sissonne); la Résidence des Garennes au-delà de l’A26 et à l’intérieur du Camp de Sissonne dont le finage saint-ermois contient 340 ha au NE. La commune accueille une métallerie (Baudoux, 65 sal.), un Intermarché (70 sal.), un centre d’aide par le travail; sa population a diminué de 140 habitants depuis 1999. La commune de Saint-Erme-Outre a été réunie à celle de Ramecourt dans les années 1790.

Au nord

Courtrizy-et-Fussigny (70 Courtriziens, 422 ha dont 194 de bois) est à l’ouest de Saint-Erme. Le petit village de Courtrizy est au pied de la Côte d’Île-de-France; Fussigny, au SE, qui lui fut réunie dans les années 1790, n’est plus qu’un lieu-dit inhabité.

Mauregny-en-Haye (420 Mauregnyciens, 1 046 ha dont 414 de bois), 10 km OSO de Sissonne, se tient dans le fond d’une large cuve de la Côte d’Île-de-France. Elle a des restes d’un château du 17e s. et accueille la plâtrerie Merceau (50 sal.). Le finage s’allonge vers le nord, dans la plaine, où il est traversé par la voie ferrée Reims-Laon et l’A26; dépôt militaire de carburants au nord. La commune a eu 740 hab. en 1841 et sa population n’a guère changé depuis 1920.

Montaigu (780 Montacutains, 2 351 ha dont 944 de bois), au pied de la côte juste au nord-ouest de Saint-Erme, a une église classée des 13e-14e s. et, à l’ouest, un cimetière militaire allemand. Le site du village comprend une butte-témoin de la côte, que longe au nord la voie ferrée. Le finage s’étend largement dans la plaine, que traverse l’A26; la commune a 100 hab. de plus qu’en 1999.

Coucy-lès-Eppes (640 Coucycois, 603 ha), 9 km OSO de Sissonne, a son village sur le flanc nord d’une butte avancée de la Côte d’Île-de-France, longée au nord par la voie ferrée Laon Reims (gare); travaux publics ATP (20 sal.). Le finage est bordé au nord par la forêt de Samoussy, que longe l’A26.

Marchais (410 Marchaisiens, 1 530 ha dont 462 de bois), 6 km ONO de Sissonne, est dans la plaine à l’est de la forêt de Samoussy, dont 300 ha sont dans la commune; château renaissance de brique et pierre avec un parc à l’anglaise du 19e s., appartenant aux Grimaldi de Monaco; atelier de déshydratation de légumes (Elchais, 50 sal., qui a une autre usine à Elbourg aux Pays-Bas). La Souche traverse l’angle NE du finage.

Gizy (680 Gizyciens, 1 025 ha dont 200 de bois), 13 km ENE de Laon, 2 km OSO de Liesse, est sur la D977 dans la plaine juste au nord de la forêt de Samoussy; maçonnerie Aisne Bâtiment (30 sal.).

Missy-lès-Pierrepont (110 Missyacois, 660 ha dont 142 de bois) est juste au nord de Liesse; l’est du finage est dans les marais de la Souche.

Liesse-Notre-Dame (1 400 Liessois, 996 ha dont 266 de bois), à 9 km de Sissonne, est au bord des marais de la Souche, sur la D977 avec embranchement ferroviaire. Elle est depuis le 14e siècle le lieu d’un pèlerinage en dévotion à une copie d’une Vierge noire en ébène ramenée des croisades, et qui a provoqué la construction d’une grande basilique des 13e-14e s., refaite en 1920; monastère de carmélites et centre spirituel, collège catholique. La mention Notre-Dame a été ajoutée en 1888. La population a diminué de 140 hab. depuis 1999.

Chivres-en-Laonnois (360 Chivresiens, 1 356 ha), 4 km au NE de Liesse sur la D977, 11 km NNO de Sissonne, partage avec Pierrepont un large secteur de marais drainés par la Souche en direction de la Serre. Un temps Chivres-Mâchecourt après la réunion de Mâchecourt en 1865, elle est redevenue Chivres en 1879 quand Mâchecourt a repris son indépendance, puis a pris son nom actuel en 1922. Elle accueille à l’est huit éoliennes sur les 22 Vestas du parc de Champagne Picarde (EDF, 3,5 MW chacune).

Mâchecourt (130 Mâchecourtois, 1 008 ha) est juste au nord de Chivres et son finage touche aussi au marais; deux éoliennes à l’est, château Derrière le Marais à l’ouest.

Goudelancourt-lès-Pierrepont (140 Goudelancourtois, 873 ha), 15 km au nord de Sissonne, s’accompagne au nord du hameau de Beauvois.

Ébouleau (200 Ébouleausiens, 1 303 ha) est à 13 km au nord de Sissonne; ferme de Rougemont à l’est.

Bucy-lès-Pierrepont (410 Bucyacois, 1 446 ha) est à 9 km au nord de Sissonne dans la plaine, sur la route (D977) et la voie ferrée de fret vers Montcornet et Rozoy; elle a eu 820 hab. en 1846. Au SO se dressent onze éoliennes du parc de Champagne Picarde (au total 22 Vestas, à EDF).

Sainte-Preuve (80 Sainte-Preuviens, 961 ha) est 6 km au nord de Sissonne dans la petite vallée du Grand Fossé qui descend vers les marais; l’hôtel et restaurant de luxe les Épicuriens (25 sal.) est au château de Barive, isolé à l’ouest du finage.

Boncourt (260 Boncourtois, 1 329 ha) est 7 km au NE de Sissonne sur le versant nord de la vallée de la Fosse; ferme Saint-Acquaire au nord.

Lappion (270 Lappionnais, 2 371 ha) est à 11 km NE de Sissonne sur la rive droite de la Fosse; 1350 ha de son finage au sud sont dans le camp de Sissonne, avec un hameau et des blockhaus.

La Selve (220 Selvois, 477 ha) est 8 km à l’est de Sissonne; le village est juste à la limite orientale du camp militaire.

Nizy-le-Comte (250 Nizois, 3 153 ha) est limitrophe des Ardennes; son village est à 13 km à l’est de Sissionne, sur la D966 de l’autre côté du camp militaire, à la tête d’un vallon qui descend vers l’Aisne au sud-est. Le village a pour annexes au nord le hameau de Montigny-la-Cour, au sud celui de Mouchery. La commune a eu plus de 600 hab. dans les années 1890, 430 en 1926, et a connu son minimum en 1999. Le nom fut Nizy-au-Marais en 1793.

Au sud

Lor (140 Loriots, 887 ha), 17 km ESE de Sissonne, est limitrophe des Ardennes et longée à l’ouest par la D966.

La Malmaison (410 Malmaisonnais, 2 561 ha dont 153 de bois) est à 15 km SE de Sissonne et a 570 ha dans le camp de Sissonne au nord. Au sud et à l’est, petits hameaux de Magnivillers et de Roberchamp, six éoliennes du parc de Champagne Picarde. La D966 fixe la limite orientale du finage, qui est limitrophe des Ardennes. La Malmaison avait 780 hab. en 1856, 300 en 1962; elle a gagné 40 hab. depuis 1999.

Amifontaine (400 Amifontenois, 2 790 ha), 13 km au sud de Sissonne, aux sources de la Miette, a 420 ha dans le camp de Sissonne. La voie ferrée vers Reims frôle village, l’A26 passe juste à l’ouest; mécanique Agronomic (30 sal.).

Prouvais (340 Prouvaisiens, 1 822 ha) est à 18 km SSE de Sissonne et 4 km au nord de Villeneuve-sur-Aisne au pied du flanc nord de la butte de la Montagne (171 m). Elle a 60 hab. de moins qu’en 1999.

Proviseux-et-Plesnoy (130 Provisiolains, 1 121 ha) est 20 km SE de Sissonne au NE de la Montagne et limitrophe des Ardennes; les petits villages Proviseux et Plesnoy ont été réunis peu après 1790; il ne reste de Plesnoy, dans la plaine au nord-est, qu’une grosse ferme.

Évergnicourt (550 Évergnicourtois, 915 ha), 28 km SE de Sissonne, est sur la rive droite de l’Aisne à son entrée dans la région, et sur la D966; papeterie Everbal (120 sal.), au groupe vosgien Clairefontaine. Le finage est limitrophe des Ardennes.

Neufchâtel-sur-Aisne (430 Neufchâtelois, 286 ha) est un ancien chef-lieu de canton, à 26 km SE de Sissonne et 22 km au nord de Reims sur la rive droite de l’Aisne, face au confluent de la Retourne. Le finage est limitrophe des Ardennes. Un faubourg d’outrepont s’étire au SE sur la D966 et touche au canal latéral à l’Aisne. Le nom de la commune a été complété en 1894; elle avait alors 650 hab. Sa population a augmenté un peu après 1982 et a perdu 80 hab. depuis 1999.

Pignicourt (200 Pignicourtois, 701 ha), 9 km ESE de Villeneuve-sur-Aisne, a son village sur la rive gauche de l’Aisne et le canal latéral. Le finage est limitrophe des Ardennes et de la Marne et traversé par la D966, qui borne ensuite le finage au SE, où la commune atteint la vallée de la Suippe.

Bertricourt (160 Bertricourtois, 448 ha) est à 8 km SE de Villeneuve-sur-Aisne, sur la rive droite de la Suippe, dont le cours borne le finage au sud.

Orainville (510 Orainvillois, 869 ha), 9 km SE de Villeneuve-sur-Aisne, est sur la rive gauche de la Suippe et propose un musée du machinisme agricole à la «Ferme 1900». Le finage fait une avancée au SE dans le département de la Marne. La population a augmenté de 160 hab. (+46%) depuis 1999.

Aguilcourt (370 Aguilcourtois, 1 057 ha) est à 4 km au sud de Villeneuve-sur-Aisne, sur la rive gauche de la Suippe, complétée à l’est par le hameau de Merlet. Le finage est limitrophe de la Marne au sud. La voie ferrée Laon-Reims le traverse à l’est du village. et offre un arrêt isolé rive droite. L’A26 passe à la bordure occidentale du territoire.

Variscourt (220 Variscourtois, 556 ha), 6 km SE de Villeneuve-sur-Aisne, est sur la rive gauche de l’Aisne et le canal latéral à l’Aisne. Au NO sont les bassins de décantation de l’ancienne sucrerie de Condé-sur-Suippe. La voie ferrée vers Reims traverse le finage au SO.

Condé-sur-Suippe (300 Condéens, 583 ha), 2 km au SO de Villeneuve-sur-Aisne, est, comme son nom l’indique, au confluent de l’Aisne et de la Suippe; traces d’un oppidum. On y voit de gros silos de Champagne-Céréales sur le canal latéral, mais la sucrerie est fermée. La commune s’est nommée Saint-Remy-sur-Suippe en 1793: mieux valait alors un saint qu’un Condé…. Son finage est limitrophe de la Marne au sud; l’A26 le traverse à l’ouest en franchissant Aisne et canal; +40 hab. depuis 1999.

Berry-au-Bac (670 Berryacois, 810 ha), 32 km SE de Laon, 20 km NO de Reims, est à 8 km OSO de Villeneuve-sur-Aisne sur la rive droite de l’Aisne; fabrique d’engrais Seveal (25 sal.). La commune fut le lieu de la première offensive de blindés de la Grande Guerre en avril 1917, autour de la ferme du Choléra, au nord-ouest du village, ce que rappellent un musée du général Estienne et un mémorial des chars d’assaut à la colline du «mont des Chars» au croisement des D944 et 925. Le finage a une extension au sud de l’Aisne, où il est limitrophe de la Marne, contient la ferme de Moscou, une nécropole nationale, le confluent de la Loivre et de l’Aisne et surtout la connexion du canal de l’Aisne à la Marne, du canal des Ardennes et du canal latéral à l’Aisne; toutefois, sa fonction de navigation est surtout un souvenir. La butte de la côte Cent Huit domine le confluent. Au nord, le finage est borné par la Miette, affluent de l’Aisne. La population a augmenté de 260 hab. (+63%) depuis 1999.

Juvincourt-et-Damary (610 Juvincourtois, 2 982 ha) à son village à 6 km ONO de Villeneuve-sur-Aisne sur la Miette. Son finage contient un centre d’essais pour automobiles qui se sert des trois pistes d’une ancienne base militaire aérienne le long de la N44 et de la Miette, créée par la Luftwaffe puis utilisée en 1944 par les bombardiers britanniques; il fut un moment question d’établir là le fameux «troisième aéroport de Paris»; ingénierie Robert Bosch (25 sal.). La commune est née d’une réunion des années 1790; Damary, alors Damemarie, ne subsiste plus que sous la forme d’une ferme isolée au nord au bord de la Miette, ruisseau qui vient d’Amifontaine et atteint l’Aisne en aval de Berry-au-Bac. L’A26 longe la limite orientale de la commune et y offre l’aire de service du Mont de Nizy; au SE, échangeur à péage avec la D925. La D944 fixe la limite occidentale du finage. La commune a 240 ha. de plus qu’en 1999 (+65%).

La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert (150 Villeboisiens, 832 ha dont 260 de bois), entre Juvincourt et Pontavert, s’orne d’une stèle élevée en mémoire de Guillaume Apollinaire au Bois des Buttes, où il fut gravement blessé en 1917; cimetière militaire britannique. La D944 fixe la limite orientale du finage; marais et bois au SE du village.

Pontavert (620 Pontavertois, 1 337 ha dont 494 de bois), 13 km OSO de Villeneuve-sur-Aisne et 6 km à l’ouest de Berry-au-Bac, est à l’orée de la forêt du Beau Marais qui s’étend au pied de la Côte d’Île-de-France; nécropole nationale. Le village est sur a rive droite de l’Aisne. Le finage est limitrophe de la Marne au SE; il touche au village de Craonnelle au nord. La commune a gagné 170 hab. (+38%) depuis 1999.

Chaudardes (90 Chaudardais, 470 ha) est sur la rive droite de l’Aisne, 5 km au SO de Pontavert; elle a une église classée des 12e, 14e et 16e s. La D925 traverse son finage un peu au nord.

Bouffignereux (100 Bouffignereusiens, 436 ha dont 129 de bois) est à 3 km SSE de Pontavert, au bord de l’Ecrevissière et limitrophe de la Marne. Le village est sur la D225 dite Route Tour du Champagne du Massif de Saint-Thierry, qui fait une brève incursion dans l’Aisne.

Guyencourt (260 Guyencourtois, 420 ha dont 123 de bois) est sur la même route que Bouffigneux, 7 km SSE de Pontavert, dans une cuve du rebord axonien du plateau; le finage est également limitrophe de la Marne.

Roucy (400 Roucyens, 696 ha dont 180 de bois), 4 km au sud de Pontavert, se tapit sans une cuve au bas de la Côte d’Île-de-France et conserve un ancien prieuré (13e et 17e s.) et un château; deux petites buttes à l’est du village. Le finage est limitrophe de la Marne tant au NE qu’au sud.

Concevreux (270 Concevreusiens, 1 251 ha dont 314 de bois), 2 km à l’ouest de Roucy, a son village au bord du canal latéral à l’Aisne, celle-ci fixant la limite nord du finage, qui est limitrophe de la Marne au sud.

Meurival (55 Meurivalois, 289 ha), est au fond d’une petite reculée de la Côte d’Île-de-France, et limitrophe de la Marne.

Muscourt (50 Muscourtois, 218 ha) est dans la même reculée que Meurival mais un peu en aval, et aussi limitrophe de la Marne. Le village est dominé au sud par le hameau de Beauregard, qui se tient au bord du plateau à 170 m.

Maizy (410 Maziacais, 709 ha dont 166 de bois) est au pied de la Côte, à 29 km SSE de Laon, 22 km au SO de Saint-Erme, flanquant l’Aisne côté sud et au bord de son canal latéral, avec halte de plaisance. L’église de Maizy, des 16e et 17e s., est inscrite et a un donjon. Le finage de Maizy, le plus occidental du territoire intercommunal à sa pointe SO, s’étend même à 4 km à l’ouest du village, le long du canal latéral à l’Aisne, englobant face à Œuilly une sucrerie qui a été fermée en 1998 mais dont restent les étangs d’épandage. La population s’est accrue de 50 hab. depuis 1999.